nouvelles de l'écrivain

artiste du campus (14 avril 2012)

On m’a décerné hier (13 avril) le prix « Artiste du campus » dans le cadre du 22e Gala de la vie étudiante de l’Université Laval. Ce prix souligne l’ensemble de mes réalisations dans les domaines de la littérature et de la sculpture sur neige au cours de la dernière année. Suite au gala, j’ai tenu à rédiger la lettre suivantes, que j’ai fait circuler dans divers médias :

« À qui de droit,

Je m’appelle Gabriel Marcoux-Chabot. J’ai 29 ans et je suis étudiant à la maîtrise en études littéraires à l’Université Laval. Je suis également écrivain et éditeur. Je donne dans les écoles secondaires un atelier d’écriture poétique dont je suis très fier et qui encourage les jeunes Québécois et Québécoises à exprimer leur vision personnelle du monde. Leurs textes sont ensuite publiés par ma maison d’édition. De plus, chaque hiver, je me transforme en sculpteur sur neige et réalise, avec mon équipe, des projets d’envergure au Québec et à l’étranger. Pour toutes ces raisons, j’ai eu le plaisir de recevoir aujourd’hui (12 avril) le prix « Artiste du campus » dans le cadre du Gala de la vie étudiante.
Le Gala de la vie étudiante souligne la reconnaissance des initiatives étudiantes et le génie créatif des étudiants de l’Université Laval qui se sont illustrés dans le cadre d’activités parascolaires au cours de l’année. Il vise à stimuler l’engagement des étudiants, à valoriser leur créativité et leur talent de même qu’à reconnaître et promouvoir les initiatives étudiantes. Pour toutes ces raisons, je souhaite dédier mon trophée aux véritables champions de l’implication étudiante en ce printemps québécois, c’est-à-dire à tout ceux et celles qui, en dehors des murs de l’école, dans la rue, portent fièrement le carré rouge et se tiennent debout face à l’intransigeance et à l’injurieux mépris du gouvernement de Jean Charest. Ce sont eux qui, depuis des semaines, bientôt des mois, expriment avec le plus de force et de vigueur le génie créatif et l’engagement des étudiants, non seulement ceux de l’Université Laval, mais du Québec tout entier. Mon prix leur revient de droit.
Je ne suis ni un enfant gâté du système, ni un paresseux, ni un lâche. J’ai toujours travaillé dur pour payer mes études et mener à bien mes différents projets. Ma famille m’a toujours soutenu et je l’ai toujours soutenue. Je parle de mes parents, bien sûr, qui m’ont offert la meilleure éducation qui soit : l’ouverture au monde et le désir d’aller au bout de soi. Je parle aussi de ma conjointe et de mes deux enfants, de six ans et un an, pour qui j’ai envie de construire un monde meilleur, un monde dans lequel ils auront eux aussi envie d’apprendre et de connaître, de questionner, de créer, de vivre leur vie à leur manière.
Je ne suis pas cynique, ni désabusé. Je crois à la force du nombre, à l’intelligence des individus, à l’échange et au dialogue. Mais lorsque ce dialogue est rompu, tué dans l’œuf par l’arrogance d’un groupe d’individus qui prétend nous diriger comme des pantins du haut de sa tour d’ivoire, je ne vois pas d’autres choix que de nous lever, tous ensemble.
Pour paraphraser le slogan du Gala de la vie étudiante, oui, exclamons-nous sur l’implication. Dans la rue, dans les médias, partout, exclamons-nous, pour un Québec plus solidaire, plus engagé et plus instruit. Avec toute l’énergie dont nous sommes capables, avec toute la confiance qui nous habite, jusqu’au bout de nos forces et de nos mots, exclamons-nous. Exclamons-nous jusqu’à ce que notre cher gouvernement subisse enfin la juste conséquence de son pathétique entêtement.

Exclamons-nous jusqu’à ce qu’il plie, ou qu’il s’effondre.

Gabriel Marcoux-Chabot,
Écrivain, éditeur, sculpteur, père de famille et étudiant »