turbulences : poursuite d’une réflexion essayistique sur la littérature québécoise, ses failles et son rapport à l’altérité

Genre : essai
Publié dans : Le crachoir de Flaubert (9 avril 2014)

Cet essai peut être consulté sur le site du Crachoir de Flaubert.


Présentation

Cet essai fait suite à un texte intitulé Béances, publié en novembre 2013 dans Le crachoir de Flaubert. Adoptant un ton qui oscille entre le pamphlet et la confession, j’y parle de littérature québécoise, d’orgueil, d’écriture essayistique, de turbulence des fluides, de langues amérindiennes, de Banane Rebelle, d’engagement et des suites à donner aux événements du printemps 2012. D’une certaine manière, cet essai peut aussi être considéré comme un hommage au poète François Dumont.


Extrait

« En 2012, défendre l’accès à l’éducation m’apparaissait important. Deux ans plus tard, il me semble plus fondamental de réapprendre à aimer cette terre qui supporte nos pas. Dois-je l’avouer? Je ne suis pas totalement insensible au charme de la métaphore qui fait d’elle notre mère, et de tous ses habitants, nos sœurs et nos frères. Peut-être est-il temps de revoir nos liens de filiation, de délaisser la question des frontières pour nous intéresser plus concrètement à cette terre-Québec à laquelle d’autres ont rêvé, mais qu’il serait peut-être temps de commencer à habiter. Ce que nous en ferons n’est pas clair. Mais j’ai là-dessus ma petite idée. Sans doute ne suis-je pas le seul à percevoir le cri du tambour. Plus que jamais, nous avons besoin de ces messieurs de Lorette et de Caughnawaga, de ces dames de Saskatoon et de Pessamit, de ces enfants d’Oka. Suivons-les, emboîtons leur pas. Meshkanaun. Ils nous montrent la voie. Technique européenne, motifs amérindiens, il est encore temps d’apprendre à tisser des ceintures fléchées. »